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Sébastien Texier       Sébastien Texier


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Jazzman

“Tel père tel fils. Le proverbe est tentant. Mais c’est une famille plus large dont l’héritage se manifeste : Michel Portal et Louis Sclavis viennent à l’esprit. Jacques Di Donato, précise Sébastien en intitulant l’ouverture de son disque Dido. On attendait plutôt cet hommage sur Chimères, solo de clarinette a capella tout en rondeur d’ébène, en pulpe du doigt caressant l’air en transe, en fibres du roseau soudain violenté. Car sur Dido, c’est le souvenir de Mingus qui s’impose, à peine estompé, une plage plus loin, par le Don Cherry de “Complete Communion”. Ornette n’est évidemment pas loin. Et Dolphy, Mc Lean, Konitz, Booker Little, Swallow … La mémoire est sans cesse sollicitée, entraînée, égarée, déroutée. Le veritable legs du père Henri est plutôt affaire d’angle, de distance, d’éthique. Là réside la différence entre culture et collage. Une culture nourrie de rencontres au domicile paternel (à commencer par Jacques Mahieux qui fait ici tandem avec son fils Nicolas) ou de fréquentations personnelles auprès d’une jeune génération hyper-informée : ici le tromboniste Gueorgui Kornazov et le trompettiste Alain Vankenhove. Sont-ils précisément des encyclopédistes de l’histoire du jazz ? C’est plus l’ampleur du point de vue qui leur permet de faire des choix personnels, moins techniques et théoriques, que tactiles et poétiques. De vrais cuivres, de vrais vents, des éclats de fanfare au service d’hymnes sublimes et pourtant jamais démagogiques. Cet équilibre est peut-être la marque la plus tangible de l’héritage paternel.”

Franck Bergerot –Février 2004


Jazz Magazine

“La folle liberté qui voile à peine la rigueur des compositions confirme l’héritage. Les Mahieux, père et fils, structure harmonieusement un ensemble de cuivres très remarquable. A l’écoute des passionnants Dido ou Wild Life, on comprend que la frénésie n’est supportable que lorsqu’elle transporte. Attardons-nous, rêveur, sur le délicat Chimères et intense Poème Pathétique, où Alain Vankenhove extrait de sa trompette des sonorités d’une beauté agonisante. Une musique qui chemine entre détachement et gravité, rébellion et repos et qui comme le souligne Pascal Anquetil “concourt à ressusciter l’esprit incendiaire de la musique du grand Charles. Mingus évidemment”. Promesse est donc tenue.”

Philippe Deneuve –Février 2004

Biblionline

“Il en résulte une musique pleine de vigueur, originale sans être déroutante ou absconse, mélodieuse sans être facile, avec un côté "jungle" qui rappelle les belles heures du hard bop. Des ballades très réussies comme "Catalonia" et "Poème pathétique" viennent radoucir ce feu. Entre passé et avenir, le flambeau a été bien transmis.”

Février 2004


Le Monde de la Musique

“… le clarinettiste et altiste Sébastien Texier grave ici, à trente deux ans, son premier album personnel. Au centre de ce quintette sans piano, un trio de « soufflants » où l’entourent le tromboniste Gueorgui Kornazov – expressionnisme toujours mélodique – et le trompettiste, bugliste et cornettiste Alain Vankenhove, dont l’inspiration, très libre, se refuse constamment aux clichés. Pour soutenir ce dialogue à trois où le partage des tâches ne nuit jamais à l’homogénéité des couleurs sonores, un tandem père-fils de première qualité, avec le contrebassiste Nicolas Mahieux et le batteur Jacques Mahieux… Que la promesse est belle ! On attend avec sérénité des lendemains qui devraient chanter.

Arnaud Merlin –Février 2004